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Présentation de l'action

Contexte / Diagnostic de situation

Dans le double objectif d’amélioration des conditions de vie et de contrôle de l’épidémie, un accompagnement sur les outils de prévention disponibles permettrait l’insertion des personnes dans un parcours de santé articulé avec une amélioration de leur qualité de vie, favorisant le soin de soi et des autres, et l’appropriation de ces outils. De trop nombreuses catégories de personnes n’ont pas accès à une offre de santé sexuelle en raison d’inégalités sociales de santé (précarité, marginalisation liée à la couleur de peau, l’orientation sexuelle, la consommation de produits psycho-actifs, etc., indépendamment du niveau de revenu) et/ou d’inégalités territoriales de santé; ces personnes ne peuvent donc bénéficier des conseils, de l’accompagnement et des soins relatifs à la procréation, la contraception, au dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles. L’insuffisance fréquemment ressentie de la réponse médicale sur les questions de sexualité ou de désir d’enfant, le besoin du «développement d’une approche de santé sexuelle qui couvre l’ensemble des besoins des PVVIH, dans une diversité d’offres de services (hôpital, centres de santé sexuelle, associations)» et de «lieux d’expression différents de l’hôpital et non médicalisés» a notamment été exprimé en 2010 lors des États généraux sur la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH en Île-de-France.

Dans une approche de santé globale et de promotion de la santé, le groupe d’experts recommande de mettre en place une offre de santé sexuelle, intégrée et coordonnée, au plus proche des besoins des personnes, et prenant en compte l’ensemble des déterminants de santé (individuel, environnement social...). Cette offre suppose une forte coordination des équipes soignantes et des associations et sa démarche doit aller vers les populations au lieu d’attendre qu’elles viennent aux services et renforcer leurs capacités à prendre soin de soi et à agir pour sa santé. (Rapport Morlat 2013 Page 444)

 Mesure 3 (Axe 3) Améliorer la qualité des soins en renforçant les approches pluridisciplinaires et les programmes d’éducation thérapeutique

Contexte et objectifs

Comme lors d’autres maladies chroniques, les personnes sont fragilisées par la durée et la nécessaire permanence de l’inscription dans le soin. En réponse, la qualité des soins repose sur une approche pluridisciplinaire, centrée sur la personne en traitement, sur la mise en œuvre de techniques nouvelles, en particulier les programmes d’éducation thérapeutique.

Au cours de l’infection par le VIH, il existe une particularité supplémentaire par rapport aux autres maladies chroniques : le caractère transmissible de l’infection virale et l’émergence possible de virus résistants en cas de mauvaise observance du traitement donnent une dimension collective à l’exigence de qualité individuelle. Une prise en charge inadaptée ou discontinue, en dehors des conséquences individuelles sur la santé de la personne, comporte des impacts collectifs.

Les formations des professionnels, initiales et continues, applications des recommandations de bonnes pratiques et évaluation de ces pratiques sont les bases de la production de soins de qualité.

Approches interdisciplinaires et travail en partenariat entre institutions et avec les associations représentant les personnes touchées par la maladie permettent d’appréhender la prise en compte de toutes les dimensions de la personne affectée par la maladie. (…)

dans le groupe des PVVIH HSH, le recours aux soins est globalement plus précoce, les questions de santé sexuelle insuffisamment prises en compte par les soignants malgré la fréquence des prises de risque et des IST, la crainte de l’homophobie des médecins toujours présente  (PNLS Page 51)

Accompagner et soutenir la vie psychique, affective et sexuelle des PVVIH : par la formation des professionnels à une meilleure prise en compte de la santé sexuelle des personnes suivies.

Il s’agit de promouvoir le concept de “prévention positive”, dans laquelle l’approche genrée et la place faite aux problèmes spécifiques des femmes doivent être développées. Une attention particulière doit être portée à la compétence des soignants dans les questions de santé sexuelle pour les PVVIH dans toute la diversité de leurs sexualités et aux interventions des associations pour le renforcement des capacités des PVVIH à maîtriser la prévention (Action T35). Les particularités culturelles et sociologiques des personnes migrantes méritent également d’être prises en compte. (PNLS Page 53)

Constat final

-              Points forts : ce qui a déjà été fait au niveau régional, implication des acteurs, grand nombre de lieux  etc…

-              Points faibles restant à améliorer

-              Spécificités éventuelles relatives aux populations cibles (migrants, HSH, etc.) 

Objectif principal

Contribuer à améliorer la PEC de la santé sexuelle des PVVIH

Objectifs opérationnels

-              Renforcer les compétences des soignants sur les questions de santé sexuelle

-              Contribuer à la mise en place et/ou au renforcement d’une offre de santé sexuelle intégrée et coordonnée.

-              Renforcer l’annonce aux partenaires lors du dépistage positif et évaluer de nouvelles approches

Documents à télécharger

Compte-rendu de la réunion du 23 octobre 2015 à télécharger ici.

Compte-rendu de la réunion du 19 février 2016 à télécharger ici.

Compte-rendu de la réunion du 19 septembre 2016 à télécharger ici.

Compte-rendu de la réunion du 9 décembre 2016 à télécharger ici.

Compte-rendu de la réunion du 28 avril 2017 à télécharger ici.

Date de dernière mise à jour : 5 Septembre 2017